Ikas bi défend l’intercommunalité Pays basque

SUDOUEST – L’association, qui promeut l’enseignement bilingue dans le public, prend position en faveur de la proposition préfectorale pour une institution à l’échelle du Pays basque.

Les rentrées passent et Ikas bi fait les mêmes constats : celui d’une logique d’ajustements perpétuels dans l’enseignement bilingue (français/basque) dans le public. « Avec l’Education nationale, on est chez M. Bricolage », ironise Thierry Delobel, le président de l’association qui défend « depuis 30 ans » l’apprentissage du basque dans les établissements du public.

Pour Ikas bi, le projet d’intercommunalité unique à l’échelle du Pays basque pourrait ouvrir des perspectives intéressantes.

Le modèle corse « à suivre »

L’organisation en veut pour preuve ce qu’elle observe en Corse. « Le modèle à suivre », appuie Thierry Delobel. « Depuis 2004, la collectivité territoriale corse traite directement avec le ministère de l’Education nationale, sans passer par le rectorat. Ce dernier est là pour mettre en oeuvre. » L’enseignement bilingue corse obtient plus de moyens. Il peut être ambitieux.

« Il faut changer de braquet et passer à une reconnaissance institutionnelle du Pays basque », prône Ikas bi. Et la proposition préfectorale sur laquelle les communes et intercommunalités se penchent en cette fin d’année semble « l’élément nouveau » que l’association entend soutenir.